Le collectif EcoTribune veut apporter une information objective, accessible  sur les projets mosellans et lorrains susceptibles d’avoir des incidences sur l’environnement.

Nous analysons les projets à notre rythme… Sont-ils sérieux ? Quels en seraient les bénéfices pour le territoire ? Quels sont les risques pour l’environnement ?

Que ce soient les projets privés : hydrogène, gaz de couche, stockage de CO₂, géothermie, méthanisation, éolien, photovoltaïque, électrolyse, etc.

Ou les actions publiques : réforme du code minier, réparation des dégâts miniers, gestion de la remontée des nappes, inondations, etc.

Nous travaillons avec les associations locales de préservation de l’environnement et de défense des habitants :

Collectif de défense des bassins minier lorrains (Collectif Minier)
Association pour la préservation de l’environnement local (APEL57)
Consommation logement et cadre de vie (CLCV)
Association Intercommunale de Sauvegarde de l’Environnement (AISE)
AGIR pour le cadre de vie
Association pour la Défense de l’Environnement et de la Lutte contre la Pollution en Moselle-Est (L’ADELP)
Association de Défense de l’Environnement de Petite Rosselle et Alentours (ADEPRA)
Association DE nos MAINs pour la sensibilisation des habitants à l’environnement

Et nous nous entourons d’experts :

Ingénieur hydrogéologue et spécialiste des forages profonds
Scientifique de l’université de Lorraine
Avocats publicistes 

Des erreurs ? Des manques ? Les articles sont modifiés au fur et à mesure des commentaires que vous apportez.

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Projets industriels à surveiller

On va forer, bébé, on va forer

Ça concerne :

De quoi ça parle :

[We drill, baby, drill (Trump 2025) est le slogan des républicains qui veulent forer quoi qu’il en coûte à l’environnement].
Des forages de prospection hydrogène en Lorraine ? Pourquoi pas s’ils sont bien faits. Pas question de forer à tout-va, comme au Texas, mais de bien forer, de bien tuber comme c'est le cas, aujourd’hui, dans le bassin parisien. Nous nous sommes attachés les services d’un expert qui devrait contribuer à la conception des travaux et à leur suivi.

Des forages ? Pourquoi pas, s’ils sont bien faits !

C’est le mot d’ordre des associations !

Elles étaient vent debout contre la prospection du gaz de couche, une énergie du passé qui n’a certainement pas mérité les 15 forages qui ont été réalisés, sans résultats, depuis 1988.

Mais elles reconnaissent que la prospection de l’hydrogène natif a du sens, et que les forages de recherche apparaissent comme un mal nécessaire…  A condition de bien les faire !

Un forage bien fait ,

  • c’est une opération de forage non polluante,
  • c’est la réalisation d’un puits de 18 à 50 cm de diamètre, qui interdit les échanges entres les nappes qu’il traverse, 
  • ce sont des tubages protégés de la corrosion, 
  • C’est une conception qui intègre l’abandon à terme du puits, dans de bonnes conditions.

Tout ceci est très difficile à contrôler une fois le forage fait. C’est avant tout une question de conception, d’anticipation et de suivi journalier des travaux.

Coupe de 2 tubages concentriques et cimentés 

La double action des associations

Le collectif minier (collectif de défense des bassins miniers Lorrains), le collectif EcoTribune et l’ APEL57 (association pour la préservation de l’environnement local) ont décidé de mener deux actions inédites :

Action 1 : Eviter de tomber dans du “forer quoi qu’il en coûte”.

La communication maladroite des universitaires (université de Lorraine) a malheureusement convaincu les médias et nos élus qu’il y avait un fabuleux gisement d’hydrogène sous les pieds des lorrains et qu’il suffit de forer pour le soutirer.

Forer à tout-va risquerait alors de devenir acceptable compte tenu des « perspectives radieuses » offertes par cet éventuel gisement titanesque.

Aujourd’hui, la communauté scientifique veut dégonfler cette bulle en expliquant que pour le moment il n’y a que l’indication d’une présence inhabituelle d’hydrogène dissous dans l’eau à 1000 mètres dans un puits gazier à Folschviller. Exit le gisement à portée de trépan mais bonne nouvelle tout de même : il y a une production probable d’hydrogène natif dans les profondeurs du manteau terrestre lorrain.

Les associations vont organiser un cycle de conférences pour impulser un état d’esprit raisonnable : prospectons et forons sans précipitation, en respectant l’environnement et gardant en tête que l’hydrogène natif fera peut-être partie de la réponse à long terme pour produire de l’énergie décarbonée.

Action 2 : Contribuer à la réalisation de puits bien faits.

L’entreprise qui va forer le puits 4 000 m de Pontpierre va également obtenir, avant la fin de l’année, un permis exclusif de recherche sur un territoire qui va de Pont à Mousson à Sarreguemines. Ce qui lui permettra de quadriller le territoire avec des forages de prospection (moyennant toutefois une autorisation forage par forage).

C’est cette même entreprise qui a foré les derniers puits de prospection de méthane, et notamment celui de Lachambre en 2017. Ce forage a connu de nombreux incidents de réalisation. Il y a un contentieux majeur entre le Maître d’ouvrage et le foreur. On ne sait pas dire aujourd’hui si ce puits pose, ou non, des problèmes vis à vis de la pollution des aquifères.

La Lorraine va-t-elle devoir (re)essuyer les plâtres ?  Alors que dans le bassin parisien, on a réalisé plus de 150 forages profonds avec des pratiques aujourd’hui maîtrisées ?

Il va falloir s’inspirer de ce qui est réalisé dans le bassin parisien en prescrivant des pratiques garantissant la sûreté des forages et des puits gaziers avec la possibilité de les abandonner sans risque environnemental. 

Le collectif de défense des bassins miniers lorrain s’est attaché les services d’un ingénieur hydrogéoloque, spécialisé dans les forages profonds. Il a contribué avec le BRGM et l’ADEME à la rédaction de guides de bonnes pratiques que doivent respecter les foreurs du bassin parisien.

Nous avons proposé à la DREAL d’associer cet expert aux leurs afin de réaliser des prescriptions collégiales efficaces et d’avoir un suivi journalier des travaux.

Ils ne voudront jamais !

Pourquoi donc la DREAL accepterait d’associer notre expert à son travail ?

Rappelons que la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement – Grand Est) dispose d’un pôle risque miniers. Ce pôle est chargé de faire le gendarme sur toutes les opérations minières et sur les conséquences de l’après-mine sur l’ensemble du Grand Est :

  • mines de fer, de sel, de charbon, lithium,
  • stockage CO2, stockage profond de déchets,
  • prospection hydrogène, géothermie… 

Ce sont neuf agents seulement qui couvrent tout le Grand Est !

L’ expert que le collectif prend à sa charge, ne peut être que le bienvenu, dès lors qu’il respecte les règles de confidentialité imposé par le secret des affaires : nous n’avons pas besoin d’un agent de renseignement, mais de quelqu’un d’indépendant qui contribuera à la réalisation sûre des forages et des puits. Ce qui rassurera les associations.

Une réunion a eu lieu le 9 avril entre les responsables du pôle risque minier et ceux du collectif minier et de l’APEL57. 

La proposition est faite… Attendons l’accord officiel de collaboration. C’est urgent car le chantier de Pontpierre a déjà démarré !

Petite foreuse à Pontpierre… Avant l’arrivée du mastodonte.

Pourquoi donc l’entreprise de prospection accepterait d’associer notre expert ?

Cela fait 20 ans que les associations s’opposent, aux pratiques de la startup qui recherchait  le gaz de couche en Moselle.

Contrairement au gaz de couche, l’hydrogène natif fait peut-être partie de la réponse à la décarbonation. Et pour le coup, nous  proposons, via notre expert, de collaborer avec la DREAL et l’entreprise pour maximaliser la sûreté des forages et des puits.

  • Fin du climat de défiance entre la DREAL et les associations ?
  • Fin des recours à répétition au tribunal administratif, à la cour d’appel, au conseil d’état ?
  • Fin de la fracture entre les pro gaz et les opposants ?

Tout ceci à condition que la DREAL accepte la proposition des associations

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Christian MAUPPIN
6 mai 2025 20 h 03 min
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Merci de cet article intéressant et vigilant
Vous écrivez dans Action 2 que l’entreprise aura un permis exclusif de recherche avant la fin de l’année. Pourtant le journal officiel a indiqué comme fate limite pour ce permis le 13 mai 2025
Pouvez vous m expliquer cette divergence ?
Merci

Commune
Aix les Bains
Christian MAUPPIN
Répondre à  Ecotribune
7 mai 2025 8 h 36 min

Je vous remercie de votre réponse. J’imagine que l’Autorite environnementale doit émettre son avis avant le 13 mai ?

Commune
Six fours les plages
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