Ça y est la foreuse est installée à Lachambre !
Et c’est une sacrée machine : une RED DRILLING E-202 autrichienne (Au fait, pourquoi pas une entreprise française alors que le projet est subventionné par la Région ?)
Elle fait 40 mètres de haut, peut lever 250 tonnes et fait circuler la boue de forage avec une pression de 300 bars.
Il y aura 3 chantiers :
1) Lachambre CBR-1 (méthane) : ajout de drains dans le charbon sur le tubage existant qui a été foré en 2016 (durée du chantier 1 mois…ou plus)
2) Lachambre CBR-2 (méthane) : Forage d’un nouveau puits de drainage de méthane à 1 200 m (durée du chantier 3 mois… ou plus)
Les travaux vont coûter 15 M€ et c’est FDE (une startup, la française de l’énergie) qui en est le Maître d’ouvrage. Elle a demandé, entre autres, un financement à la Région de 8 M€ (Fonds de transition juste).
Notons que ces chantiers n’ont pas fait l’objet d’autorisations :
- Pour Lachambre, il semble que les autorisations obtenues par le passé permettent à FDE de réaliser ces forages. Mais si il y a production de méthane, FDE devra faire une demande d’autorisation d’exploiter, avec consultation du public (mais qui croit encore à l’efficacité de ces consultations).
- Pour Pontpierre, s’agissant d’un forage de reconnaissance, une simple déclaration a suffit.
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Ainsi va la Loi, qui d’ailleurs évolue rapidement pour faciliter le lancement des projets (et tant pis pour la participation du public)
Et ce ne sont pas de simples trous !
Les forages d’extraction (espérée) du méthane sont des forages dirigés qui se courbent pour aller chercher les veines de charbon. On enfile ensuite, dans la veine , des drains (tubes perforés) de 8 cm de diamètre et de longueur 1 000 m (quand ça ne bloque pas avant). Une fois ces drains raccordés au puits principal, on met ce petit monde en dépression (passage de 80 b à quelques bars) en aspirant l’eau présente dans le charbon. On s’attend ensuite à ce que le gaz sorte .
Ce qui fait que sous une plateforme de forage, il y a un réseau de tuyaux d’aspiration du gaz qui couvre une surface allant jusqu’à 300 hectares.
Le forage de prospection hydrogène à Pontpierre semble être, lui, vertical (nous verrons).
Parlons concession minière
Rappelons que FDE essaie, depuis des années, d’extraire du gaz en drainant le charbon. En 2017, elle réalise le forage de Lachambre qui aurait dû être une vitrine technologique et le premier d’une série de 400 forages (en tout cas au maximum) de production gazière. Ce forage n’a produit que très peu de gaz (150 m3/j sur 31 semaines de test, contre un seuil de faisabilité économique que nous estimons à 2500 m3 /j ). Il y a également des doutes sur l’étanchéité du puits dans le temps.
Il n’empêche qu’en 2018, FDE demande l’octroi d’une concession minière pour extraire le méthane.
Les assos (notamment l‘APEL57) ont été vent debout et cette concession a été refusée par le ministère (DGEC). FDE a introduit un recours au Tribunal Administratif, et a emporter l’octroi de la concession.
Les assos s’opposent actuellement à cet octroi au conseil d’Etat et à la cour d’appel de Nancy… L’instruction vient d’être close et on attend les dates d’audience.
« Mais les recours juridiques et administratifs sont longs et fastidieux, et rarement suspensifs des projets. » (Gaëtan Renaud)
Et pendant ce temps, ça fore !
Faisons au moins en sorte que les projets soient plus sûrs !
En droit minier, tout repose sur 2 piliers :
- La compétence de l’entreprise. Les promesses et la communication lénifiante de FDE ne rassurent pas du tout les assos (AIE CONFIANCE…)
- l’énergie du contrôleur. Le pôle minier de la DREAL est constitué de seulement 9 agents qui interviennent sur tout le Grand Est (forage gaz, eau, géothermie, stockage, après mine…). Il ne peut y avoir, de leur part, que des contrôles aléatoires, et peu fréquents.
Vigilance constructive !
Les assos ont décidé de proposer leur collaboration à la DREAL. Non pas une vague participation pour la forme, mais la mise en place d’un ingénieur expert en forage profond qui sera rétribué par le collectif de défense des bassins miniers lorrains.
Cet Expert aura une mission précise : vérifier que l’étanchéité des puits est assurée dans les aquifères et que tout est fait pour pouvoir abandonner les puits, à terme, en préservant l’intégrité des terrains.
La DREAL est fortement intéressée par cette proposition mais le ministère refuse pour l’instant cette collaboration.
Les assos vont donc devoir continuer à convaincre du bien fondé de cette proposition.



















Difficile d’empêcher tout cela; Que font les préfets dans ces installations ?
A défaut , tentons de rester dans l’actualité de ces forages, pour en connaitre
l’évolution, les « incidents », les effets sur les habitations proches,…………
Si nous pouvions « imposer » un « contrôle » indépendant, et, extérieur à l’entreprsie, ce serait déjà une belle avancée; Ne baissons pas les bras face à des assoiffés des profits, sans états d’âme sur les conséquences de leurs exploitations !:
Participer a un tel événement pour le bien de tous, je veux bien rejoindre le groupe « projets miniers & vigilance constructive »
present pour tous rassemblements et /ou manifestations
je peux me rendre disponible pour le lancement de la com
Faire partie de ce groupe est une superbe opportunité, autant pour l’individu qui enfin « se met en mouvement » que pour les différents groupes qui décident de s’allier pour former un bien plus grand groupe – lequel devient sensible à l’essentiel de nos jours: une vigilance constructive!!
Merci,
Gérard