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Projets industriels à surveiller

L’hydrogène blanc… Le live

De quoi ça parle :

Chronologie des événements liés à la prospection de l'hydrogène blanc en Lorraine

La prospection de l'hydrogène en Lorraine :

CHRONOLOGIE DES ÉVÈNEMENTS

 

16 juillet 2026
Webinaire FDE / Georessources du 16 juillet

Les annotations d’Ecotribune sont en rouge 
Les textes soulignés sont des liens vers les sources 

L’évaluation de la ressource est inchangée
La ressource est toujours évaluée à  34 millions de tonnes de H2 ( en considérant que le carbonifère est homogène, circulant, avec une porosité de 7%)

Le programme
Descente de la sonde sysprog fin 2026 . Cette sonde prototype serait capable de fonctionner à 3600 m aux conditions de température (130°C) et de pression (360 bars)

Cette sonde peut extraire l’hydrogène en continu.
C’est à la suite de cet essai qu’on connaîtra, enfin, la faisabilité de l’extraction d’H2.
Production d’H2 fin 2028 début 2029 (alors qu’on ne sait pas encore si sysprog fonctionnera, et que rien n’est annoncé concernant le dispositif d’extraction ??).

Publication scientifique en cours en révision chez International Journal of Hydrogen Energy

Des réflexions/observations nouvelles et intéressantes
Point fort (si avéré) : La profondeur de formation du méthane se trouverait autour de 3 à 3,5 km , alors que la production d’hydrogène se ferait entre 5 et 6 km de profondeur. On pourrait donc trouver, dissous dans l’eau de l’hydrogène quasi pur en dessous de 3,5 km de profondeur
On a observé  une concentration en hydrogène de 49,6% de la totalité des gaz dissous à 2426 m  (mesure aux limites de la sonde sysmog utilisée pour Folschviller) ce qui confirmerait la progression linéaire de la concentration d’H2  en fonction de la profondeur.

Point fort (si avéré) : on estime que la pression d’H2 à 3000 mètres serait de 50 bars (favorable pour l’extraction).

Point fort (si avéré) : on constate que les gaz dissous sont principalement du méthane, de l’hydrogène et de l’azote. Il n’y a ni composés soufrés, ni CO2 (transformés par le milieu alcalin du carbonifère).

Point faible : Les universitaires ne sont pas confiants dans le fonctionnement de la sonde prototype sysprog à 3000 mètres et il faudra peut-être se rabattre sur une profondeur plus faible en extrayant de l’H2 mélangé avec du méthane et de l’azote.

Pas d’informations concernant la conception du dispositif d’extraction de l’H2
Rien concernant les équipements imaginés pour extraire l’hydrogène de manière industrielle, alors que la production doit démarrer fin 2028
  • Si sysprog fonctionne, on pourra produire quelques dizaines de grammes d’hydrogène par jour et pas longtemps : Il ne suffit pas de d’immerger la sonde dans de l’eau hydrogénée, il faut également faire circuler cette eau pour la régénérer en H2.
  • L’article d’EcoTribune explique qu’un procédé productif devrait pouvoir extraire plus de 400 tonnes d’hydrogène par an. Ce qui nécessiterait une circulation journalière de 3 000 à 6 000 m³ d’eau hydrogénée qui échangerait avec une membrane hydrophobe de plus de 1250 m² de surface.
  • La configuration d’une plateforme d’extraction ressemblerait plus à celle des puits CH4 de Lachambre (plusieurs puits, et/ou drains horizontaux profonds)
 Pas d’informations sur la réflexion sécuritaire vis à vis de l’environnement
Les seuls risques identifiés par les universitaires seraient une éventuelle fuite de H2 dans la nappe phréatique.
 

Juin 2026 :
Début de la phase intensive d’analyse scientifique et descente de sondes en profondeur pour mesurer la concentration de gaz.

Analyses post-forage d’échantillons de gaz dissous prélevés au-delà de 2 000 mètres et mesure de concentration d’hydrogène dissous  (Euronext 23 juin 2026)

  • 36.1% à 2 242 mètres
  • 49.6% à 2 426 mètres

 


Fin mars 2026 :
Arrêt  du forage à la profondeur de 3 655 mètres.

12 février 2026
Les associations sont invitées à visiter le site de Pontpierre

26 janvier 2026
Arrêté accordant un permis exclusif de recherches de mines d’hydrogène natif et substances connexes, dit « Permis des Trois-Évêchés » (Meurthe-et-Moselle et Moselle) à la société La Française de l’Énergie SA

7 janvier 2026
Réunion à METZ entre les associations et les élus Grand Est

Franck Leroy – Président de le région grand Est 
Thierry Pichon –  Directeur de Cabinet Région Grand Est
François Werner vice-président du Conseil régional du Grand Est, en charge de la transition énergétique et écologique . 

Les messages portés par les associations :

La prospection hydrogène a du sens, mais il faut le faire bien et les associations sont  persuadées qu’il est possible de forer tout en préservant la ressource en eau. 

Il y a de la défiance de la part de habitants vis à vis de FDE du fait de l’absence de transparence. Une entreprise bénéficiant d’aides publiques se doit d’informer sincèrement les habitants.

Les associations proposent de collaborer avec la DREAL pour construire l’acceptabilité sociale des projets miniers (ceux qui ont du sens) 
Les élus vont organiser une réunion d’intermédiation avec FDE et la DREAL pour voir comment mettre en place cette transparence.

Octobre 2025
forage du puits profond PTH-2 à Pontpierre

La cible est de 4 000 mètres de profondeur pour l’exploration de l’hydrogène naturel. Ce projet, soutenu par une subvention de 8,8 M€ de la Région Grand-Est et de l’Union Européenne. Il s’agit de confirmer que la teneur en hydrogène dissous  (20% des gazs dissous à Folschviller à 1250 m ) augmente avec la profondeur avec une teneur attendue de 80 % à  4 000 m.


9 avril 2025
Réunion à la DREAL.

Une réunion a eu lieu le 9 avril entre les responsables du pôle risque minier et ceux du collectif minier et de l’APEL57. 

Le collectif minier a signé une convention avec un ingénieur hydrogéologue spécialisé dans les forages de géothermie profonde. Il est en mesure de proposer sa collaboration pour réaliser, avec les experts de la DREAL, des prescriptions collégiales adaptées à la réalisation de forages profonds sûrs.  

Les responsables présents accueillent favorablement cette collaboration mais doivent obtenir les accords nécessaires pour l’organiser.

Nous attendons la réponse de la DREAL


27 février 2025
Le forage de 4 000 mètres peut être lancé à Pontpierre

Une première foreuse est en place depuis début avril  (probablement pour creuser l’avant trou)

La Préfecture donne acte à la start-up FDE de sa déclaration d’ouverture de travaux miniers. Un forage de 4000 mètres de profondeur va être réalisé à Pontpierre (57). C’est un forage de reconnaissance et la Loi l’autorise sans consultation du public ni enquête publique.


12 décembre 2024
Forage de 4 000 mètres 

FDE adresse une Déclaration d’Ouverture de Travaux Miniers (DOTM) pour le forage d’un puits de reconnaissance géologique de 4 000 mètres de profondeur dit « Pontpierre H-2 »  sur la commune de Pontpierre


19 septembre 2024
La communauté scientifique est dubitative en ce qui concerne la découverte d’un gisement d’hydrogène natif évalué à 34 millions de tonnes. 

Réponse, en video, de  Laurent TRUCHE, professeur à l’université de Grenoble, Laboratoire ISTerre, lors de la réunion mensuelle de la La Société Géologique de France à la question « quid du réservoir d’hydrogène en Lorraine ?« 

En synthèse : un défaut de communication a  laissé penser qu’il y avait 20 % d’hydrogène gazeux à 1000 mètres de profondeur alors qu’en réalité, il ne s’agit que d’hydrogène dissous dans l’eau (moins de un mg par kg d’eau) et qu’il n’y a pas de flux de gaz vers la surface. 

Exit le fabuleux gisement, mais bonne nouvelle tout de même : il y a de l’hydrogène natif en Moselle !


Mai 2024 
Début probable de la mission REGALOR II – Hydrogène  (Université de Lorraine) 

Nous sommes en attente du cahier de charges de la mission
L’université a demandé un nouveau financement Européen


7 mars 2024 
La startup FDE présente ses « ambitions » technologiques pour la moselle-Est 

Ambitions ou catalogue des expérimentations mondiales menées à toute allure pour tâcher de réduire l’empreinte carbone ?

  • Extraction de gaz de couche destiné à être transformé en Hydrogène par pyrolyse, avec production  de carbon black (noir de fumée)
  • Extraction d’hydrogène à Tritteling
  • Stockage de CO2 liquide… dans les aquifères ?  Dans le carbonifère ?


30 janvier 2024
Enregistrement de la demande de Permis exclusif de recherches d’hydrogène natif

Emprise en grenat de la demande de permis hydrogène
Emprise en bleu de la concession CH4

La demande d’octroi par la startup FDE d’un permis exclusif de recherches de mines d’hydrogène natif et substances connexes, dit « Permis des Trois Évêchés » (Moselle et Meurthe-et-Moselle) est parue  au JORF n°0024 du 30 janvier 2024

Les demandes concurrentes sont adressées au ministre chargé des mines à l’adresse indiquée ci-dessus. Les décisions sur la demande initiale et les demandes concurrentes interviendront dans un délai de deux ans à compter de la date de réception de la demande initiale, soit au plus tard le 13 mai 2025.


23 novembre 2023 
Pour info : attribution d’un permis de recherche à la société TBH2 Aquitaine (Pau)

Il s’agit d’un permis exclusif de recherches de mines d’hydrogène natif, hélium et substances connexes dit « Sauve Terre H2 » dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Ce permis concerne une superficie de 225 km2 environ.


Mars 2023
La startup  FDE (Forbach) dépose une demande d’octroi de permis exclusif de recherches de mines dit « Permis des Trois-Évêchés » pour l’exploration de l’hydrogène naturel (H2) dans le bassin minier lorrain

La demande de permis déposée couvre une superficie de 2 254 km², sur les départements de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle. FDE prévoit la réalisation de nouvelles mesures de concentration d’hydrogène dans trois puits existants afin d’enrichir les études sur les mécanismes de formation, de transfert et de production d’hydrogène blanc dans le contexte géologique lorrain. (source FDE)


Début  2023
On trouve de l’hydrogène à Foschviller

Deux universitaires (université de Lorraine) déclarent avoir trouver de l’hydrogène dans un ancien puits gazier à Folschviller et en déduisent qu’il y a un gisement probable de 34 millions de tonnes d’hydrogène dans le charbon lorrain. 

Il s’en suit un emballement médiatique de longue durée qui donne de la réalité à ce « fabuleux » gisement. Information reprise ad nauseam par les élus. 

Il a fallu attendre plus d’un an pour que la communauté scientifique dégonfle l’information, en expliquant qu’on a simplement découvert de l’hydrogène dissous dans l’eau et que l’existence d’un gisement n’est pas encore avérée. 


Aout 2022
Pour info : attribution d’un permis de recherche à la société 45-8 Energy (Metz)

Il s’agit du permis  hélium et ressources connexes, dit “Avant-Monts Franc-Comtois”, situé dans l’ouest du département du Doubs et d’une superficie de 306 km²


Février 2018 
Pour info : Mise en place du projet REGALOR I – Gaz de Couche  (Université de Lorraine) 
But : analyser la faisabilité de l’exploitation d’une ressource gazière à faible empreinte carbone, le Gaz de Charbon, et sa transposabilité à l’échelle européenne.
 
Le site d’expérimentation est sur le forage gazier de Foschviller. 
 
Le  financement du projet est sur fonds européen de développement régional (ERDF).
Budget total: 2 439 941,00 €
Contribution de l’UE: 1 245 500,00 € (51,05%

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