Autres publications sur l'hydrogène
Il y aurait un gisement d’hydrogène blanc (natif) en Moselle ?
Une prospection inédite se lance en Lorraine, entre promesses scientifiques, ambitions industrielles et vigilance citoyenne.
Des associations veulent mettre en place une vigilance constructive.
Le contexte
Le 13 avril 2022, la France autorise l’exploration minière de l’hydrogène natif, permettant ainsi sa recherche (permis exclusif de recherche) ou son exploitation (concession). L’hydrogène natif est désormais inscrit dans la liste des substances minérales ou fossiles gérées par notre Code Minier.
Fin 2022, à Folschviller, des universitaires lorrains, chargés d’analyser les gaz dans le carbonifère, constatent qu’il y a 15 % d’hydrogène dissous dans l’eau d’un puits de reconnaissance de 6 cm de diamètre, à 1 100 m de profondeur.
Ils ont fait alors l’extrapolation suivante : en considérant qu’il y a 2 à 3 mg par litre d’hydrogène dissous dans l’eau du carbonifère lorrain, que la surface de ce carbonifère est de 16 000 km2, en supposant que l’épaisseur de ce carbonifère soit de 3 000 m et qu’il contienne 7% d’eau, il pourrait y avoir 34 millions de tonnes d’hydrogène dissous : la plus grande réserve mondiale d’hydrogène (?)
Extrapolation légitime, excès d’optimisme, dévoiement scientifique ? Cette évaluation a subi la critique de certains de leurs pairs, ce qui, pour le moins, nous fait penser qu’on avance en terre inconnue.
Mais ce qui est sûr, c’est que la Lorraine entre désormais dans une phase active de prospection.
Comment s’organise cette prospection
Le projet REGALOR (REssource GAzières LORraine)
Ce projet encadre le partenariat qui existe entre les acteurs pour mener cette prospection : la startup FDE, l’université de Lorraine, L’Europe et la Région Grand Est qui contribue au financement de l’opération.
Lancé en 2018, REGALOR devait tout d’abord permettre de juger de la faisabilité d’une exploitation de gaz de couche en Lorraine en étudiant un puits de reconnaissance existant à Folschviller. Son coût global a été annoncé à 2,5 M€ dont 1,25 M€ de financement Europe/Région. Le projet est terminé au 31 décembre 2023 mais il n’y a toujours pas, à notre connaissance de publications concernant cette étude.
REGALOR2 succède à REGALOR pour caractériser la ressource d’hydrogène blanc. Le budget annoncé pour ce projet est de 14 M€ avec une aide espérée de 8 M€ (fonds de transition juste).
Les intervenants :
FDE (La Française de l’Energie)
C’est une startup créée en 2010, introduite en bourse en 2016 (190 M€ de capitalisation boursière actuellement).
Concernant le gaz de couche, elle a fait réaliser, entre autres, les forages de Tritteling (2014 – 1300 m avec drains horizontaux dans le charbon) et de Lachambre (2017 – 1200 m avec drains horizontaux). Les essais de production de gaz n’ont pas été concluants et des doutes ont été émis par les associations quant à la sûreté des forages vis-à-vis des aquifères.
Pour mémoire, FDE a demandé en novembre 2018 l’octroi d’une concession pour l’extraction du gaz de couche. Cette demande a été rejetée par le ministère mais finalement accordée par jugement du tribunal administratif le 25 juillet 2023. Les associations ont introduit un recours.
Mise à jour : Ce recours au Conseil d’Etat, a été emporté le 16 décembre 2025
Le laboratoire Georessources de l’université de Lorraine
L’effectif du laboratoire Nancéien est de 190 personnes (dont 85 doctorants et post doctorants).
Ce sont des universitaires de ce labo qui ont détecté la présence d’hydrogène dans le puits de Folschviller. Ce sont eux qui sont à l’origine de l’évaluation, avant validation, d’un gisement d’hydrogène de 34 millions de tonnes dissous dans l’eau du carbonifère lorrain.
Contrairement aux autres laboratoires français (universités de Pau et de Grenoble) qui, eux, recherchent des accumulations souterraines du gaz hydrogène, ils considèrent qu’il est possible de séparer les gaz dissous de l’eau, au fond des forages profonds ennoyés (méthane et hydrogène principalement). Cette séparation se ferait, in situ, au travers d’une membrane qui reste à développer (Saint GOBAIN et TEREGA seraient sur le coup). Ils considèrent également que la production d’hydrogène devra se faire au plus près du besoin : un besoin = un puits de production.
Les actions de prospection, en pratique
1 – Demande de permis exclusif de recherche d’hydrogène.
Le 13 mars 2023, FDE dépose une demande de permis exclusif de recherche de l’hydrogène naturel (permis les 3 évêchés) qui couvre un territoire qui va de Forbach à Pont à Mousson en passant par Metz.
Cliquez sur la carte pour l’agrandir
Art. L. 122-1 Le permis exclusif de recherches de substances concessibles confère à son titulaire l’exclusivité du droit d’effectuer tous travaux de recherches dans le périmètre qu’il définit et de disposer librement des produits extraits à l’occasion des recherches et des essais.
Sur une durée de 5 ans prolongeable jusqu’à 15 ans, ce permis vise principalement “à réaliser un modèle géologique en trois dimensions à l’échelle de la région pour améliorer la connaissance des phénomènes mis en œuvre pour produire et faire cheminer l’hydrogène”. Il est également prévu de forer un puits pilote éventuel et de réaliser des essais de production.
- Un appel à concurrence a été lancé le 30 janvier 2024 par les préfectures de Moselle et de Meurthe et Moselle. A notre connaissance il n’y a pas eu d’autres candidats, et c’est donc le dossier de FDE qui est retenu. Ce qui est surprenant compte tenu du développement de la prospection hydrogène en France (45-8 Energy, TBT-Aquitaine, Storengy).
- L’instruction a été menée par la DREAL, les préfectures de Moselle – Meurthe-et-Moselle et l’ARS, elle est close depuis le 7 février 2025.
Après l’instruction, place à l’autorisation environnementale.
Cette autorisation sera délivrée par les préfets après avis de l’autorité environnementale (Ae) et participation du public. Cette Ae a été saisie le 7 février 2025 et a remis son avis le 15 mai 2025.
Bien que l’enquête publique constitue le dispositif de participation du public de référence, la réforme de 2016 a institutionnalisé un autre dispositif de participation du public, dénommé «participation du public par voie électronique» (PPVE). Cette procédure intervient à titre dérogatoire à l’enquête publique pour les projets.
C’est ce dispositif qui a été retenu. Ni enquête publique, ni commissaire enquêteur ! Juste une participation par mail, ouverte sur une durée d’un mois !
2 – Lancement d’un forage de reconnaissance de 4 000 m à Pontpierre
L’arrêté du 27 février 2025 donne acte à FDE de sa déclaration d’ouverture de travaux miniers pour faire ce forage de reconnaissance de 4 000 mètres à Pontpierre.
Ce forage, et c’est curieux, ne rentre pas dans le champ du permis exclusif de recherche.
“Il permettra d’approfondir les connaissances géologiques du sous-sol et notamment d’étudier les mécanismes de formation d’hydrogène natif dans les couches profondes du carbonifère”.
Un forage de reconnaissance géologique n’est pas soumis à autorisation de l’administration, mais, dans cet arrêté, la DREAL a fixé des prescriptions encadrant la réalisation du puits.
Les travaux ont débuté
Point de vue associatif
Passer de l’opposition …
… à la vigilance constructive
La recherche d’hydrogène natif fait sens, même si, pour le moment, les perspectives de production sont très incertaines et en tout cas lointaines.
Mais s’il faut forer, il faut le faire bien !
Compte tenu des déboires rencontrés lors des forages pour le gaz de couche, il est donc nécessaire de s’assurer que les méthodes et procédures utilisées sont bien adaptées à notre géologie, à l’image des forages géothermiques réalisés dans le bassin parisien. Si les Parisiens savent le faire, les Lorrains le sauront aussi !
Le faire bien… Comment s’en assurer ?
Le collectif de défense des bassins miniers lorrains a choisi d’acquérir des compétences techniques en matière de forages. Il a fait appel à un ingénieur spécialisé dans ce domaine et, en collaboration avec l’Association pour la Préservation de l’Environnement Local, a proposé à la DREAL d’initier un travail collaboratif dans la durée en associant cet expert à l’analyse des programmes de forage et au suivi des opérations.
Sans être l’oeil de Moscou des associations (il est soumis à une obligation de confidentialité), son rôle consistera à vérifier que les procédures de forage et de cuvelage sont sûres et, si nécessaire, à travailler avec la DREAL pour les ajuster.
Il s’agit d’apporter un regard indépendant et compètent sur les opérations.
Cette proposition, bien accueillie par la DREAL, rencontre tout de même des freins :
- De la part des prospecteurs :
“Il faut se méfier d’une ingérence trop militante sur ce projet piloté par des scientifiques et des industriels” (Géoressources – 2025)
- De la part du législateur :
“Le cadre réglementaire ne permet pas d’imposer ce genre de collaboration”
Des freins qu’il va falloir lever !
Participation du public sur la demande de permis exclusif de recherche
Mise à jour : le permis exclusif de recherche a été accordé par Arrêté du 26 janvier 2026
Une participation du public par voie électronique sera ouverte du 10 juillet au 11 août 2025 sur le site Internet : https://www.economie.gouv.fr/actualites/consultation-du-public-sur-la-demande-de-permis-exclusif-de-recherches-dhydrogene-natif.
Vos commentaires sont à envoyer à l’adressse : consultation-public3-eveches57@developpement-durable.gouv.fr
Consultez les documents clés (du point de vue de cet article) de la demande de permis (nous avons surligné les passages importants).
⇒ Programme des travaux ⇒ Notice d’impact
Consistance du dossier de demande de permis
3 à 4 ans d’études, d’analyse, de R&D suivis de la création éventuelle d’un site pilote en 5°année (nouveau forage ou reprise d’un site existant). Le coût financier est de 2 M€ auxquels s’ajouteraient une option de 6,3 M€ en 5° année (site pilote).
En dehors de la création de l’éventuel site pilote, ce projet en lui-même n’est pas de nature à avoir des conséquences environnementales directes. Si site pilote il y a, il fera l’objet d’une demande d’autorisation et donc d’une consultation du public.
Pas d’angoisses prématurées mais…
Le dossier nous éclaire sur la situation géologique de notre territoire qui ne facilite pas la tâche des foreurs :
- La zone du permis de recherche contient jusqu’à 6 masses d’eau superposées. Dans le bassin houiller, les plus importantes étant la GTI (grès du trias inférieur) occupant 1 500 km2, la Muschelkalk (5 000 km2) et celle du Lias et du Keuper (6 500 km2).
- La Muschelkalk présente des karsts (vides géologiques remplis d’eau), qui rendent les forages hasardeux (comment faire pour cimenter l’extérieur d’un tubage qui plonge dans l’eau ?).
La traversée des karsts ou des terrains fracturés (que les foreurs appellent des zones à perte, puisque la boue de forage s’y perd et ne remonte plus à la surface) n’est pas prise en compte dans la notice d’impact qui considère simplement que “le cuvelage sera entièrement cimenté du bas en haut pour isoler les terrains producteurs entre eux”. C’est un engagement qu’il sera très difficile de tenir.
Qui est capable de vérifier si un engagement est tenu, à des kilomètres sous terre ?
Un forage, s’il est mal conçu, mal réalisé, mal entretenu, mal abandonné peut être la cause de nombreux maux (pollution des nappes, gonflement ou effondrement des terrains).
Au-delà de ce permis de recherche, on s’aperçoit que les forages profonds vont se multiplier dans notre région.
Le territoire va (re)devenir une terre de forages profonds (hydrogène, géothermie, séquestration de CO2, reprise des essais de production de CH4…).
Le fait que les forages à venir fassent l’objet de consultations publiques ne rassure pas pour autant : la consultation publique c’est « comment avoir l’air d’avoir entendu tout le monde sans tenir compte de rien (Frédéric Graber) »
Une collaboration experte avec la DREAL prend donc tout son sens
Quel message voulons nous faire passer au travers de cette consultation ?
Cette consultation nous offre l’opportunité de communiquer sur notre proposition de collaboration vigilante et constructive avec la DREAL pour les forages à venir, quelle que soit leur finalité et quel que soit le foreur.
Ce sera la teneur de la réponse que fera le collectif Ecotribune à cette participation du public
Les arguments foisonnent :
- Le forage, le cuvelage et la cimentation sont des opérations qui nécessitent une conception pointue et un suivi sans faille : autant profiter de la longue expérience en forages profonds d’un ingénieur qui maîtrise la sûreté des opérations vis-à-vis de l’environnement.
- Besoin de transparence sur l’activité de prospection.
- Besoin d’être rassuré sur la gestion des risques (pollution de nappes) sur toute la durée de vie des puits.
- Besoin d’avoir des garanties sur la remise en état des sites aprés abandon des puits
Bibliothèque
Avis de l’autorité environnementale concernant le permis exclusif de recherche
Arrété préfectoral concernant le forage de pontpierre avec les prescriptions de la DREAL
Programme des travaux et notice d’impact surlignées du dossier de permis exclusif de recherche
Proposition du collectif de défense des bassins miniers lorrains à la Dreal pour mener analyse collégiale du programme prévisionnel des forages, des rapports journaliers et produire les recommandations nécessaires.
























Revendiquer une experise dite indépendante ne se justifie que si l’on doute des compétences et de la sincérité du CNRS et de l’Université de Lorraine. Pourquoi croire que les scientifiques se trompent ou qu’ils nous tompent ? Pourquoi un expert dit indépendant devrait-il dire davantage la vérité ? Quel expert pour contrôler ses dires ? Comment serait-il indépendant s’il est choisi par des militants ? La vérité scientifique s’etablit par communauté d’assentiment entre pairs, et non par revendications engagées. Pour ma part, j’en ai fini sur ce débat.
Il ne s’agit pas d’une expertise métaphysique ! Laissons les scientifiques s’accorder ou non sur leurs résultats.
Les associations disent simplement que puisqu’il faut forer, il faut le faire bien. Elles souhaitent s’assurer que les déboires rencontrés sur d’autres forages gaziers de la région ne se reproduisent pas. Elles sont persuadées qu’on peut forer sans impacter la qualité des aquifères, et qu’un regard indépendant et compètent sur les opérations de traversée des aquifères serait bénéfique… d’où leur proposition de mettre à disposition de la DREAL un expert qui analyserait le programme prévisionnel des forages, les rapports journaliers et produirait les recommandations nécessaires (cf le courrier du collectif joint à l’article).
Comme toute activité extractive ou industrielle, l’hydrogène comporte certes des risques. Mais la contrepartie est un progrès décisif en termes de décarbonation, à l’heure où la fermeture envisagée de la centrale Émile Huchet symbolise la fin du charbon et son cruel impact démographique et social sur le bassin houiller. Combien d’emplois, d’habitants et de services publics le territoire a-t-il déjà perdu, et combien pourrait-il encore en perdre si rien n’est fait pour redynamiser cette région sinistrée ? Consultez les chiffres du derner recensement… Est-ce bien responsable dans ce contexte de balayer d’un revers de main une proposition qui pourrait inverser la tendance tout en nous donnant l’espoir de sauver le climat sans subir une décroissance contrainte que les populations ne sont pas prêtes à accepter ?
Merci pour votre commentaire qui mériterait une explication de votre part : quelle est cette proposition qui est balayée d’un revers de main ? Qui la balaye ? La proposition des associations que nous soutenons est de vouloir faire les choses bien en intégrant un expert indépendant qui s’assurera de la bonne étanchéité des puits lors de la traversée des aquifères. Et il est effectivement irresponsable de la balayer alors qu’elle serait un moteur d’acceptabilité sociale pour la prospection d’hydrogène
Je suis pour le développement de l’exploitation de l’hydrogène naturel dit hydrogène blanc
Une ressource naturelle qui si ce projet se concrétise ouvre la porte à une alternative au nucléaire
Hydrogène blanc contrairement à l’hydrogène obtenue par électrolyse semble avoir un coût de production plus acceptable sur le marché financier et pourrait être la solution d’avenir à l’indépendance énergétique de la France en raison du changement climatique avec les énergies renouvelables contrairement au nucléaire qui maintient la France tributaire des pays producteurs d’uranium ou encore de thorium combustible qui devrait dans le futur remplacer l’uranium
Donc n’hésitons pas à accentuer la recherche dans le domaine de l’hydrogène blanc
Sans recherche et développement beaucoup d’avancées technologiques modernes n’existaient pas à ce jour
Une exploitation a toujours des répercussions sur l’environnement.
La fin des exploitations laisse derrière elle, destruction, pollution, inondation.
Patrimoine endommagé, les sinistrés angoissés et perturbés par ces méfaits se retrouvent abandonnés à leurs sorts.
Il suffit de regarder sur le site de Lochwiller, forage géothermique
https://www.youtube.com/watch?v=hIgrlLWgT7s
Rosbruck, 16 mètres d’affaissement un cas unique dans le Bassin houiller.
En 2025 les victimes sinistrés de l’établissement public de l’Etat attendent toujours réparation en sachant que les maisons continuent à se délabrer tant qu’elles ne seront pas relevées ou arrachées comme ce fut le cas pour les deux tiers des maisons de la commune.
A voir site : https://clcv-rosbruck-info.fr/
Les sinistrés et futurs sinistrés de France sont évidemment contre toutes sortes de forages et d’exploitations sans avoir une vrai loi qui les protège et paye intégralement et définitivement les dommages à l’environnement et aux patrimoines privés.
De l’hydrogène blanc ça fait couler beaucoup d’encre noire dans les médias ! et ça pèse dans le bilan carbone, même que ça pollue…. Quel est le bilan carbone des forages précèdent pour le gaz de couche ? ou sont les rapports et les résultats ? Combien d’argent public englouti ? la quantité de déchets produits et leur analyse de toxicologie ? La consommation d’eau et la quantité rejetée ? Fera t’on dans la même opacité pour l’hydrogène ? C’est en plus un bien commun, ça impacte l’environnement donc on a le droit de savoir et on veut savoir ! Donc obligation de faire participer les associations aux réunions et de leur transmettre tous les documents en temps réel. (A défaut recours au CADA) Mais au préalable on veut savoir : Si on veut vraiment brûler tout ce qu’on trouve, ou si ce sera classé réserve stratégique pour les générations à venir ? Quelle intégration et conformité avec le plan… Lire la suite »
Bonjour Je suis très inquiète concernant ce projet d’extraction qui selon les projets de la FDE concerne un territoire important Mes oppositions à ce projet sont de plusieurs ordres -Je ne fais aucune confiance à cette entreprise (FDE) qui a déjà travaillé sur le secteur de LACHAMBRE et pour cela a perçu des subventions importantes ( provenant de finances publiques donc notre argent) pour aucun résultat probant . Puis la revoilà seule sur le même type de conte de fées ( il y a de l’hydrogène blanc partout en Lorraine)les autres entreprises plus raisonnables ne se sont pas positionner sur ce projet donc la FDE est la seule à capter de nouveau dans les fonds publics pour financer des recherches qui sont EXTRÊMEMENT ALEATOIRES Par ailleurs les forages vont porter préjudices aux nappes phréatiques et donc à notre ressource en eau sans oublier les dégâts sur les sols les coûts… Lire la suite »
Le projet de prospection d’hydrogène naturel en Lorraine suscite une vive inquiétude. Les estimations avancées restent spéculatives et n’ont pas été validées scientifiquement de manière indépendante. S’engager dans une telle exploration sans étude d’impact environnemental sérieuse, notamment sur les nappes phréatiques, serait irresponsable. Je demande des garanties claires : transparence des données, expertise scientifique rigoureuse, et implication réelle des citoyens dans les décisions. La transition énergétique ne peut se faire sans précaution, ni sans démocratie.
Je suis contre ce projet qui est plus que douteux et met notre santé et celle de nos enfants en danger et nous voulons converser nos terres et patrimoine intact. Notre environnement est déjà assez fragile
Consultation publique. Bonjour, Je souhaite apporter ma contribution à cette consultation. Faut-il forer ? Si l’on est un industriel, un foreur, une université dépendante, un investisseur, un pdg d’une entreprise opportuniste en mal de revenus garantis, des décideurs en mal de réélection, bref, tout un tas d’humains ignorant tout de leur place sur cette Terre, pas plus importante que la mienne, il faut forer, jusqu’à n’en plus pouvoir et forer encore et toujours, jusqu’à l’aliénation. Si l’on est un humain naturaliste et en pleine possession de ses sens, il ne faut pas forer. Cela fait maintenant plus de 150 ans que l’on fore ou que l’on extrait en Lorraine. Révolution industrielle après révolution industrielle, on fore, on creuse, on détruit, on dérange, on déséquilibre, et on n’en finit plus de réhabiliter en surface, pour faire joli, des sites perdus pour toujours. L’eau de nos bassins miniers qui ressurgit est polluée pour toujours,… Lire la suite »
Comment faire confiance à une entreprise comme FDE, à l’affût de projets subventionnés qui la maintiennent la tête hors de l’eau. Ce ne sont que des opportunistes irresponsables.
Si un jour leurs travaux entrainent un désastre écologique il n’y aura personne de responsable.
Arrêtons ce projet avant qu’il n’y ait un désastre.
Huit recommandations : 1/ Prendre un risque minimum en élargissant pas trop vite la zone de recherche. Il est souhaitable de réduire au tiers les surfaces où les recherches sont autorisées. Si les résultats s’avèrent fructueux en concentrant les efforts sur cette zone, il sera encore temps d’élargir la zone de recherche en disposant de toute l’expérience acquise dans la première phase. 2/ Aucune réalisation de forage, même d’exploration, sans une surveillance permanente, stricte réalisée par un organisme officiel, indépendant et dument accrédité comme le BRGM par exemple. 3/ Assurer un suivi étroit et permanent de l’impact qualitatif et quantitatif des forages d’exploration sur les nappes d’eau souterraines à tous les étages. 4/ Préciser très exactement dès l’autorisation d’exploration les conditions d’essais d’exploitation et le devenir des productions éventuellement générées au cours de ces phases d’essai. 5/ aucune transformation de permis d’exploration en permis d’exploitation ne sera accordée sans une… Lire la suite »
Faut il s inquièter des conséquences sur notre environnement autant souterrain qu aérien. Certainement !
La législation mîniere est t elle en adéquation totale avec cette eventuelle exploitation
Qui sera responsable ou coupable en cas de désastre écologique
Bonjour, Les activités de l’entreprise (La Française de l’Energie) en Lorraine étaient jusqu’à aujourd’hui basés sur l’exploration du gaz de couche de charbon. Au cours de années et durant les précédents projets, il a été constaté des problèmes de savoir-faire technique (consultable dans les documents officiels, et corroboré par des témoignages d’anciens foreurs), des problèmes de communication et de transparence. Je souhaiterais savoir quels sont les mesures prises pour que les problèmes rencontrés sur les forages passés, ne se reproduisent plus (que ce soit pour du CH4 ou de l’H2). Et surtout quelles seront les modalités de suivi et de ces mesures? car j’ai déjà soulevé ce même point par le passé; et seules les promesses oubliées le lendemain ont été proférées. Je constate aussi, à la lecture des documents, que sur le papier tout est supposé bien se passer et on a l’impression que les risques et gestion des… Lire la suite »
Bonjour, Je me permets de donner mon point de vue concernant le forage en profondeur sur la commune de Pontpierre. Etant donné qu’une grande partie du financement de ce forage est composé d’argent public, il me semble plus que normal et obligatoire qu’un droit de regard soit donné à des associations de notre territoire afin d’avoir un regard extérieur et des informations sur ce qui est fait. Il serait souhaitable que la DREAL accepte de collaborer avec ces associations qui ont pour but de protéger les populations qui dépendent de l’aquifère qui sera traversé par ce forage et les suites possibles (sureté des forages, gestion des risques de pollution des nappes phréatiques, remise en état du site et suivi dans le temps après abandon du site). Quelles informations seront données aux populations qui dépendent de ces aquifères en cas de pollution ? Qui sera responsable et qui paiera en cas de… Lire la suite »
Bonjour
Nous sommes déjà victime régulièrement d’inondations dues aux eaux de ruissellement.
Nous ne voulons pas de ce forage qui pourrait encore fragiliser les sols et nos habitations.
Bonjour, Pour commencer, nous tenons à faire part de nos inquiétudes concernant un forage sur 4000 mètres, en sachant que ceux réalisés par la même société pour le Gaz de couche à Lachambre, ont laissé quelques signes qui peuvent inquiéter (Défauts d’étanchéite…) Or là, nous allons traverser les nappes phréatiques, qui ne supporteront aucun « amateurisme » en ce sens, sans risquer de polluer notre eau, qui est déjà une denrée « précieuse », sans parler des risques géologiques éventuels, liés à notre passé minier… En ce sens, et sans en rajouter, nous nous déclarons totalement solidaires et en phase avec la proposition de partenariat des associations dans l’élaboration du projet. Pour la sérénité de ce dernier, et nous donner des chances de le voir réalisé avec des garanties de qualité et d’adaptation à notre territoire, nous pensons que les propositions faites prennent tout leur sens et sont largement fondées. Un tel chantier, ne… Lire la suite »
La consultation publique pour la prospection d’hydrogène se déroule, malheureusement, dans l’indifférence générale, et pour cause : – Ni enquête publique, ni commissaire enquêteur, ni réunion publique… La consultation se réduit à un mail que l’on envoie, sans trop connaître le traitement qu’on lui réserve. – Le puits qui va être foré à 4 000 m ne fait pas partie de cette consultation. Il est au régime de la déclaration (instruction sans consultation publique, avec arrêté préfectoral d’encadrement des travaux). Tout ceci est parfaitement légal mais ça n’encourage pas les habitants à participer à cette consultation. Toutefois, elle nous donne accès au dossier de demande du pétitionnaire. Il nous éclaire sur la géologie de notre territoire, qui ne facilite pas la tâche des foreurs : • 6 masses d’eau dont certaines sont superposées. • Ces masses présentent des zones à pertes totales, fracturées ou karstiques. Elles ont été la cause des… Lire la suite »
Merci à Stéphane André d’insister sur une mise en débat sérieuse avec les citoyens, sur la nécessité de faire preuve de prudence et mesure et de respecter l’impératif éthique. Ainsi, avec lui, nous dénonçons un régime de promesses.
Tout ce qui vient d’être écrit sur ce thème de recherche de l’hydrogène témoigne justement de la capacité des citoyens à avancer des arguments bien documentés et responsables!
Néanmoins, il ne faut pas se voiler la face: Toujours et toujours c’est une question de motivation, d’objectif: Nous avons encore une fois affaire à des businessmen particulièrement doués pour « faire de l’argent » à leur seul profit, des personnes sans scrupules.
Nos messages s’adressent donc uniquement aux autorités, à la justice, aux scientifiques responsables, aux gens sensés.
Nous comptons sur leur intégrité morale pour soutenir nos efforts tandis que nous cherchons « des pistes de résilience et de sobriété ».
Gérard
Bonjour.
Incroyable de constater qu’un tel chantier puisse se faire sans enquête sérieuse préalable.
Il est tellement plus compliqué de demander un crédit, un renouvellement de carte vitale ou de se faire rembourser un billet de train non utilisé à cause d’un mouvement de grève.
Nous parlons tout de même de notre bassin de vie.
Notre association a déjà fait part de ses inquiétudes sur la recherche d’ hydrogène natif dans notre sous-sol. Les déclarations d’eldorado Lorrain, de réserves supposées les plus importantes de la planète, etc. tentent de nous faire accepter « sans conditions » et comme une évidence , l’exploitation d’une ressource, là sous nos pieds. Cela ne doit pas nous faire oublier le bon sens et les bonnes pratiques censées accompagner ces travaux de recherche. Nous commençons doucement à voir s’estomper les stigmates de notre passé charbonnier, ne fonçons pas tête baissée sans garantie d’une exploitation bien pensée du début à la fin et notamment pour ce qui concerne la protection de l’eau, aujourd’hui et demain ! Nous sommes totalement solidaires et en phase avec la proposition de partenariat des associations dans l’élaboration du projet. Si ça n’est pas très conventionnel, reconnaissons que cela aurait de la gueule et le mérite de faire avancer constructivement… Lire la suite »
Avis sur la demande de permis exclusif de recherche. Cette demande fait suite à la découverte de concentrations d’H2 dissous dans les eaux du massif carbonifère lorrain jusque -1100m (puits FOLS1A, projet Regalor) qui survient au moment où les promesses d’une économie de l’hydrogène pour la transition écologique retiennent l’attention du politique (Plan France 2030). Face à ce projet porté par La Française de l’Energie en vue d’une exploitation potentielle d’H2 natif, il convient de faire deux constats : d’une part, une absence de publication – et donc de validation par des pairs de la communauté scientifique afférente– des résultats de mesure et d’extrapolation de ces mesures, diffusés essentiellement par voie de presse, d’autre part, un phénomène de hype autour de l’hydrogène natif, porté par une communauté de géologues (et non géochimistes) issus pour beaucoup de la culture de l’exploration du pétrole, qui peine à dresser une image réaliste d’un… Lire la suite »
C’est quand même très hasardeux de supposer, à partir d’une détection d’hydrogène en un point, que toute l’eau du carbonifère pourrait contenir 3 mg d’hydrogène par litre d’eau.
Nous serions rassurés de savoir si le jeu en vaut la chandelle (la chandelle étant les forages profonds et les financements publics qui en découlent).
Est-ce que l’université à prévu de faire une publication qui valide l’existence et l’importance du gisement d’hydrogène dissous ?
Avis défavorable au forage d’hydrogène en Moselle Je suis photographe et habitant du Warndt, profondément attaché à notre territoire. Je photographie ce territoire parce que je l’aime — pas comme une carte postale, mais dans sa vérité, ses blessures, sa lente reconstruction après les HBL. Alors oui, l’idée d’un nouveau souffle industriel peut séduire. Mais à quel prix ? Forer à 4000 mètres, traverser nos nappes phréatiques, sans garantie indépendante, sans transparence, c’est jouer avec ce que nous avons de plus précieux : l’eau, la terre, et la confiance. On nous a déjà promis monts et merveilles avec le gaz de couche. Aujourd’hui, on revient avec l’hydrogène, mais toujours sans écouter ceux qui vivent ici. Pourquoi presser le pas, si rien n’est prêt avant trente ans ? Pourquoi refuser l’expertise indépendante si tout est censé être fait dans les règles ? Je suis pour l’innovation, pour la transition énergétique. Mais pas en sacrifiant… Lire la suite »
Le courrier qui a été envoyé par le collectif à la DREAL est tout à fait pertinent et une collaboration de ce type répond bien au besoin d’un contrôle compétent (et rassurant) de ce type de chantier.
J’ai bien compris que ce contrôle ne viendrait pas en plus, mais qu’il serait associé à celui que fait la DREAL.
J’imagine que vous devrez faire face à de nombreux obstacles et j’espère que vous parviendrez, malgré tout, à mettre en place cette collaboration.
Bravo pour la pédagogie et la précision de l’article.
En effet, avoir un avis tranché sur une question comme celle-ci sans en connaître le contexte est malheureusement chose courante, et votre article nous permet d’avoir une opinion étayée sur le sujet.
Votre démarche est excellente (passer d’une opposition de principe à une vigilance constructive) et je souhaite aux associations concernées de réussir à lever les freins qui existent encore.
Avant de forer pour aller chercher de l'(hydrogène il faut s’assurer de la mise en sécurité des nappe phréatiques
Par ailleurs avant de parler d’hydrogène il s’agit de s’assurer des mesures de sobriété afin de limiter le gâchis des énergies
Par ailleurs l’hydrogène n’est pas un gaz facile à transporter et stoker et par ailleurs IL FAUT ABSOLUMENT FAIRE UNE ANALYSE DU CYCLE DE VIE CARBONE CONCERNANT LA RECHERCHE ET L’EXPLOITATION de l’hydrogène qui est important
En l’état actuel des choses, personne ne sait extraire de l’hydrogène, et encore moins proprement, donc les spéculations sur cette technique demande déjà de trouver une faisabilité quelconque, puis ensuite d’en faire quelque chose qui n’impactera pas l’immense nappe phréatique de la zone concernée, et qui alimente plusieurs départements.
Qu’on nous prouve déjà que les techniques sont au point, et sans danger. Ensuite, on reparlera de l’exploration et de l’exploitation.
La vigilance constructive est effectivement l’objectif. Il ne s’agit pas de s’opposer à l’exploitation d’une éventuelle ressource minière – qu’en premier lieu il s’agit d’ailleurs d’évaluer – mais de faire en sorte que les impacts environnementaux des travaux miniers soient aussi faibles que possible. Et c’est tout à fait possible !
On peut forer. Mais il faut le faire avec intelligence, en prenant les dispositions nécessaires pour protéger les milieux traversés. A court terme, cela peut signifier quelques contraintes pour le foreur et pour l’exploitant. Mais à plus long terme, tout le monde est très largement gagnant.