Le collectif EcoTribune veut apporter une information objective, accessible  sur les projets mosellans et lorrains susceptibles d’avoir des incidences sur l’environnement.

Nous analysons les projets à notre rythme… Sont-ils sérieux ? Quels en seraient les bénéfices pour le territoire ? Quels sont les risques pour l’environnement ?

Que ce soient les projets privés : hydrogène, gaz de couche, stockage de CO₂, géothermie, méthanisation, éolien, photovoltaïque, électrolyse, etc.

Ou les actions publiques : réforme du code minier, réparation des dégâts miniers, gestion de la remontée des nappes, inondations, etc.

Nous travaillons avec les associations locales de préservation de l’environnement et de défense des habitants :

Collectif de défense des bassins minier lorrains (Collectif Minier)
Association pour la préservation de l’environnement local (APEL57)
Consommation logement et cadre de vie (CLCV)
Association Intercommunale de Sauvegarde de l’Environnement (AISE)
AGIR pour le cadre de vie
Association pour la Défense de l’Environnement et de la Lutte contre la Pollution en Moselle-Est (L’ADELP)
Association de Défense de l’Environnement de Petite Rosselle et Alentours (ADEPRA)
Association DE nos MAINs pour la sensibilisation des habitants à l’environnement

Et nous nous entourons d’experts :

Ingénieur hydrogéologue et spécialiste des forages profonds
Scientifique de l’université de Lorraine
Avocats publicistes 

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Projets industriels à surveiller

Avis porté sur la prospection d’hydrogène naturel en Lorraine

Ça concerne :

De quoi ça parle :

Ce dossier "Avis porté sur la demande de permis exclusif de recherches d’hydrogène natif et substances connexes, dit : «Permis des Trois-Évêchés» a été envoyé à la préfecture le 10 août.

 

Madame, Monsieur

La consultation publique pour la prospection d’hydrogène se déroule, malheureusement, dans l’indifférence générale, et pour cause :

– Ni enquête publique, ni commissaire enquêteur, ni réunion publique… La consultation se réduit à un mail que l’on envoie, sans trop connaître le traitement qu’on lui réserve.

– Le puits qui va être foré à 4 000 m ne fait pas partie de cette consultation. Il est au régime de la déclaration (instruction sans consultation publique, avec arrêté préfectoral d’encadrement des travaux).

Tout ceci est légal, bien sûr, mais ça n’encourage pas les habitants à participer à cette consultation.

Toutefois, elle nous donne accès au dossier de demande du pétitionnaire. Il nous éclaire sur la géologie de notre territoire, qui ne facilite pas la tâche des foreurs :

6 masses d’eau dont certaines sont superposées. Ces masses présentent des zones à pertes totales, fracturées ou karstiques. Elles ont été la cause des déboires rencontrés dans les puits gaziers déjà forés, et notamment à Lachambre (cf le rapport de fin de forage du puits CBR-1). La traversée de ces zones fait appel à des savoir-faire spécialisés pour réaliser le cuvelage du puits.

Nous avons bien compris, que l’octroi de ce titre minier au pétitionnaire ne l’autorisera pas pour autant à réaliser de nouveaux forages. Ils devront faire l’objet d’une procédure d’autorisation environnementale (AENV), avec une consultation qui risquera, elle aussi, de se dérouler dans l’indifférence.

Et pourtant, un forage, s’il est mal conçu, ou mal réalisé, ou mal entretenu, ou pire, mal abandonné, peut être la cause de nombreux maux (pollution des nappes, gonflement ou effondrement des terrains).

Pour éviter ces maux, le foreur doit être supervisé par son donneur d’ordre, le donneur d’ordre doit être contrôlé par la DREAL. Mais que se passe-t-il si le donneur d’ordre n’a pas mis en place de maîtrise d’œuvre sur le chantier et si la DREAL et ses experts n’ont pas les moyens humains suffisants pour contrôler en permanence un chantier qui rencontre des difficultés ?

Nous rappelons ici la proposition du Collectif de défense des bassins miniers lorrains (Collectif minier) :

Indépendamment de la position des uns et des autres (circonspecte ou enthousiaste) vis à vis de la découverte d’hydrogène natif, et puisqu’il y a indubitablement une détection d’hydrogène dans le puits de Folschviller nous considérons que caractériser cette détection a du sens (présence fortuite d’H2 ? Gisement renouvelé ?).

Mais s’il faut forer, il faut le faire bien !

Les temps changent, la transition juste devient le maître mot et nous voulons initier une collaboration raisonnable avec les services de l’Etat, une collaboration et une vigilance constructive.

Le Collectif minier s’est attaché les services d’un ingénieur spécialisé en forage. Il a largement travaillé avec le BRGM et l’ADEME pour mettre en place, avec succès, les bonnes pratiques susceptibles de réaliser des forages sûrs.

Avec l’Association pour la Préservation de l’Environnement Local, le Collectif a proposé à la DREAL (réunion du 7 avril) d’initier une collaboration dans la durée, quelles que soient l’entreprise donneur d’ordres et la finalité du forage.

Au-delà de rassurer les habitants, l’avantage de cette collaboration est de sortir du climat de défiance qui s’est installé entre les associations, les prospecteurs et les organismes publics (DREAL, CNRS, BRGM, GEODERIS, INERIS…).

La contribution de cet expert serait pragmatique et confidentielle :

Pragmatique parce qu’elle consisterait à analyser concrètement le programme prévisionnel de forage, les rapports journaliers des travaux, et le dossier des ouvrages exécutés pour transmettre à la DREAL ses constatations et préconisations.

Confidentielle par la convention qu’il signerait avec la DREAL qui l’engagera à ne pas révéler les informations relevant du secret des affaires qu’il aurait pu recueillir.
Bien que la DREAL ait exprimé un avis favorable à cette proposition, il semble que certains obstacles demeurent et notamment la réticence du pétitionnaire à soumettre ses études et ses travaux à un avis indépendant (même si son auteur a une obligation de réserve).

En complément des commentaires que nous avons recueillis (page 16 à 29 de ce dossier) nous considérons que l’octroi de ce permis devrait être conditionné à la règle suivante :

Le pétitionnaire autorise la DREAL à transmettre à l’expert du Collectif minier (sous obligation de réserve), tous les éléments permettant l’analyse de la conception et de la réalisation sûre des forages que le pétitionnaire mettra en oeuvre ou modifiera sur la zone du PER (y compris celui de Pontpierre).

Daniel SCHWARTZ
contact@ecotribune.fr
ecotribune.fr

Annexes
– Demande d’entretien avec Monsieur le Préfet de la Moselle
– Lettre du collectif de défense des bassins miniers à la DREAL
– Références de l‘ingénieur en forage en convention avec le collectif de défense des bassins miniers lorrains
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