Une association de riverains s’interroge sur la conception d’un futur lotissement à Petit-Ebersviller

Le futur lotissement Les Alouettes sera séparé du lotissement Victoria par la rue qui mène à l’aérodrome, depuis la rue du Wenheck. Photo DR

L’association se demande notamment comment va être compensée la perte d’un terrain agricole vis-à-vis de la faune et de la flore. Photo DR
Ne pas revivre les inondations de 2018
Leurs inquiétudes se portent sur le nombre important de lots prévus pour ce lotissement : « Vingt-cinq dont dix ont moins de 5 ares, la plus petite étant de 3,7 ares ! Il y a un seul accès au lotissement et, à notre connaissance, peu de contrainte paysagère sur le cahier des charges », fait savoir Jean-Luc Dome. L’association s’inquiète également si tout sera mis en place pour faire face à des inondations semblables à celles du 9 juin 2018. « Le promoteur a prévu une cuve de rétention des eaux pluviales de 490 m³ en limite de terrain et des cuves individuelles de 4 m³… Ça ne suffira jamais ! ». Et les lanceurs d’alerte de s’interroger : « Qui a envie d’avoir un bassin de collecte des eaux pluviales à l’amont de son jardin ? Qui a envie de voir 60 voitures passer matin et soir sur le seul accès commun aux deux lotissements ? Où sont les aménagements paysagers et antibruit ? Est-ce que les impasses sont suffisamment larges pour permettre aux engins de collecte des ordures ménagères et des pompiers de manœuvrer aisément ? ». Selon les riverains, il n’est pas rare de voir des biches sur cette parcelle agricole, des hérissons s’abreuver chez l’habitant, sans oublier la vue depuis sa fenêtre sur des champs de tournesol. « Comment va être compensée la perte d’un terrain agricole vis-à-vis de la faune et de la flore ? Comment faire de ce lotissement un exemple adapté aux canicules, tempêtes, restrictions en eau et énergie ? Nous devons agir pour ne pas subir les assauts du réchauffement climatique et les conséquences de l’urbanisation et de la bétonnisation, harangue Jean-Luc Dome. Aujourd’hui, on a le sentiment de nous imposer les choses, sans concertation ! ». L’association organise une réunion publique le 27 septembre prochain.
Réunion publique le mardi 27 septembre à 18 h au foyer de la cité à Petit-Ebersviller en présence de représentants de la Police des eaux, de la ville, de la communauté d’agglo et du promoteur.

« Un lotissement exemplaire »
Grégory Bigel, promoteur immobilier, a eu connaissance de la nouvelle association de Macheren et des messages laissés sur les réseaux sociaux concernant son futur lotissement Les Alouettes. Il s’interroge. « Comment ces personnes peuvent-elles supputer des choses sur mon projet alors qu’elles n’ont pas toutes les informations, ni le cahier des charges ? Elles ne savent pas de quoi elles parlent. Je suis un professionnel de l’immobilier et le bureau d’études travaille en harmonie avec la communauté d’agglo de Saint-Avold et la Police des eaux. Ce lotissement sera le plus exemplaire du Bassin houiller. » Grégory Bigel sera présent à la réunion du 27 septembre prochain à Petit-Ebersviller « pour répondre à toutes les questions que l’on me posera ».
O. Bo




















Daniel,
Super travail !