Investigation : Collectif EcoTribune / AGIR pour le Cadre de Vie
Consultez notre dossier pédagogique. Il a été transmis à toutes les instances : Mairie, Présidence de l’interco, Préfecture, Sous-préfecture, Police de l’eau, Député, Conseillers Départementaux, Sénateur.
1995, 1999, 2011, 2018, 2021… les tempêtes et les inondations “du siècle” défilent et ce n’est pas prêt de s’arrêter.
Et concernant les inondations à Macheren ?
Non seulement rien n’est fait pour désaturer le réseau vétuste d’assainissement de la rue du Wenheck, mais la Mairie est en passe d’autoriser l’aménagement d’un lotissement supplémentaire de 20 000 m2 qu’on va raccorder à ce réseau qui n’en peut plus !
Saviez-vous que le réseau d’assainissement est unitaire à Macheren (les eaux pluviales se mélangent aux eaux usées)
- En cas de débit supérieur à celui de la station d’épuration, les égouts sont déversés dans la Rosselle.
- En cas de débit supérieur à celui supporté par le réseau (moins de 1 000 m3/h), c’est un mélange insalubre qui vient inonder les sous-sols.
Saviez-vous que le réseau a une « anomalie » qui empêche l’évacuation normale des eaux même en cas de pluie modérée
Coudes à 90°, passage à une seule conduite… Un frein hydraulique qu’il faudrait revoir pour ne pas saturer l’assainissement avec des pluies modérées.

Les habitants se sentent en danger !
Nous demandons instamment à la Mairie de respecter son obligation de protection des biens, des personnes et du milieu naturel, et de tout faire, avec la CASAS, pour réduire le risque d’inondation et de pollution.
Les demandes de l’Association reposent sur le bon sens :
Rien n’a été fait vis à vis des inondations à répétition et nous demandons à la Mairie et à la CASAS de mener une étude sérieuse pour décharger le réseau d’assainissement, inspirée des solutions que nous avons identifiées ci-dessous.
L’eau est une ressource et non pas un déchet. Nous demandons que l’étude porte prioritairement sur l’infiltration ou le rejet à la rivière des eaux pluviales sans être mélangées aux eaux usées, comme c’est le cas aujourd’hui.
Il est impensable d’autoriser un nouveau raccordement de lotissement sur un réseau absolument saturé et nous demandons à la Mairie de se positionner clairement en faveur des habitants :
- Soit elle refuse le permis d’aménager
- Soit elle accompagne le projet, avec la CASAS, en réalisant, au préalable, les travaux inspirés de ceux que nous proposons.
Les solutions identifiées :
Solution 0 : Régler l’anomalie du réseau, évidemment !
Voir plus haut le « noeud » dans les conduites à l’aval du pont SNCF
Solution 1 : Noue de rétention-infiltration de protection de 170 habitations
Cette noue ( s>10 m2) permettrait la rétention et l’infiltration du ruissellement de la moitié du versant (150 000 m2)
Solution 2 : Bassin d’infiltration à ciel ouvert, sec
L’eau n’y pénètre que lors des événements pluvieux. Par temps sec, le bassin peut avoir un autre usage (jardin ou aire de jeu). Un drainage est souvent nécessaire pour maintenir le bassin sec hors des évènements pluvieux.
Ce bassin serait raccordé aux conduites d’eaux pluviales du Victoria, du Parc, des Alouettes (le cas échéant)
Solution 3 : Conduite de délestage
Cette solution serait un pis-aller s’il s’avère impossible de réaliser les solutions 1 et 2.
On sait que la SNCF refuse catégoriquement l’intervention sous son pont pour installer des conduites de plus gros diamètre. Mais, il est possible de délester le réseau via une conduite qui longerait la voie ferrée.
Solution 4 : Modification du réseau pour séparer les eaux usées des eaux pluviales
C’est la solution idéale, mais qui apparaît comme étant hors d’atteinte pour un budget communal ou intercommunal. Il serait toutefois intéressant de mener une étude d’avant projet sommaire pour en évaluer sérieusement le coût.
Consultez notre dossier pédagogique. Il a été transmis à toutes les instances : Mairie, Présidence de l’interco, Préfecture, Sous-préfecture, Police de l’eau, Député, Conseillers Départementaux, Sénateur.















