Le collectif EcoTribune veut apporter une information objective, accessible  sur les projets mosellans et lorrains susceptibles d’avoir des incidences sur l’environnement.

Nous analysons les projets à notre rythme… Sont-ils sérieux ? Quels en seraient les bénéfices pour le territoire ? Quels sont les risques pour l’environnement ?

Que ce soient les projets privés : hydrogène, gaz de couche, stockage de CO₂, géothermie, méthanisation, éolien, photovoltaïque, électrolyse, etc.

Ou les actions publiques : réforme du code minier, réparation des dégâts miniers, gestion de la remontée des nappes, inondations, etc.

Nous travaillons avec les associations locales de préservation de l’environnement et de défense des habitants :

Collectif de défense des bassins minier lorrains (Collectif Minier)
Association pour la préservation de l’environnement local (APEL57)
Consommation logement et cadre de vie (CLCV)
Association Intercommunale de Sauvegarde de l’Environnement (AISE)
AGIR pour le cadre de vie
Association pour la Défense de l’Environnement et de la Lutte contre la Pollution en Moselle-Est (L’ADELP)
Association de Défense de l’Environnement de Petite Rosselle et Alentours (ADEPRA)
Association DE nos MAINs pour la sensibilisation des habitants à l’environnement

Et nous nous entourons d’experts :

Ingénieur hydrogéologue et spécialiste des forages profonds
Scientifique de l’université de Lorraine
Avocats publicistes 

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EDITO – Don Quichotte

De quoi ça parle :

Est-ce qu’un simple habitant peut participer à l’autorisation des projets qui ont une incidence sur l’environnement ? Est-ce qu’il peut collaborer à leur amélioration ? La Loi l’affirme, mais dans les faits c’est une autre histoire…

Don Quichotte 

On a besoin de projets industriels, agricoles ou urbanistiques, mais à condition qu’ils soient élaborés et autorisés selon des principes de bon sens : 

  • Sont-ils utiles et appropriés ?
  • Est-ce que la réduction de leur impact environnemental est maximale ?
  • Est-ce que les dispositions du projet couvrent efficacement les risques environnementaux ?


Vouloir intervenir sur les projets déraisonnables apparait pour beaucoup comme combattre des moulins à vent.

La participation du public devrait pourtant faire partie des garde-fous vis à vis des projets inappropriés. 

Les manifs et les confrontations devraient être un recours de dernière chance quand la participation du public n’a pas eu les effets escomptés. La Loi veut susciter, avec angélisme, cette participation mais cette dernière est anémique : l‘absence de mobilisation des habitants et les réponses « lénifiantes » des porteurs de projet font que l’association du public à l’amélioration du projet reste souvent à l’état de voeu pieux.

D’autant plus que l’impartialité de la commission d’enquête est soumise à rude épreuve : pour exemple, l’enquête publique de 2020 menée pour l’octroi de la concession gaz de couche n’a mobilisé que 24 personnes qui sont venues à l’une des 14 permanences menées par le commissaire enquêteur. En revanche, 530 observations ont été déposées via le site Internet. Malgré 91% d’observations défavorables, la commission d’enquête rend un avis favorable au projet. 

Participer pour améliorer les projets ? C’est pourtant la Loi !

En 2005, la charte de l’environnement devient constitutionnelle et son article 7 le devient aussi :  
Art. 7. – Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.

En 2016,  l’ordonnance n° 2016‑1060 pose le mode d’emploi de cette participation pour que tout le monde puisse le faire : 

  • Lors de l’élaboration du projet : le public est associé à l’élaboration du plan ou projet, à un stade où toutes les options sont encore ouvertes, permettant en particulier de questionner l’opportunité du projet, plan ou programme.
  • Au stade de l’approbation du projet : le public est consulté sur un dossier finalisé pour l’améliorer et le faire évoluer. 
 

La vision d’Ecotribune

L’enquête publique se conclut parfois par un avis défavorable mais souvent par un avis favorable avec quelques réserves de forme.

Alors que le schéma idéal aurait été de mettre en place une négociation entre des habitants parfaitement informés et un porteur de projet disposé à collaborer.
Il s’agit de discuter d’engagements complémentaires visant à minimiser ou à compenser l’impact environnemental.

C’est pour cette raison que le collectif Ecotribune a une double intention :

Informer avec pédagogie sur les projets en cours d’autorisation et sur les services publics en difficulté.

Faire déboucher la participation (constitutionnelle) des habitants sur des négociations concrètes avec le porteur.

 

 Utopie ? Don Quichotte ?  On verra !

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